Essais sur la Productivité Agricole en Afrique Sub-Saharienne
Résumé
Cette thèse analyse la croissance de la productivité agricole à travers les innovations en agriculture et estime son impact sur l’emploi non-agricole en Afrique Sub-Saharienne. Appliquant la méthode SFA, Le taux de croissance annuel moyen est estimé à 1,9% sur toute la période ; et de 3,13% cette dernière décennie principalement conduit par le changement technique. Parmi les innovations augmentant le rendement, l’engrais potasse, l’urée, et les systèmes d’irrigation ont une influence positive et significative sur l’accroissement de la productivité agricole. La diversification des cultures, comme innovations augmentant le profit, a un effet positif et significatif sur la productivité. Les résultats de notre modèle VAR en panel permettent de s’assurer d’une relation causale à sens unique de la productivité agricole vers l’emploi non-agricole. Et la causalité fonctionne uniquement de la productivité vers les inégalités. D’où, le surcroit de productivité agricole engendre une hausse de l’emploi non-agricole et des inégalités importantes dans la répartition des revenus, mais nécessaire à la croissance des investissements. Les résultats des GMM en système avec la transformation FOD nous permettent d’identifier, la distribution des revenus et le changement des prix des produits comme étant les principaux canaux par lesquels la croissance du secteur agricole affecte le niveau de l’emploi du secteur non-agricole. En faveur d’une croissance soutenue de la productivité et d’une réduction de l’emploi superflu dans le secteur agricole africain, les implications de politique sont axées sur l’amélioration du système de production et la spécialisation du travail.
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