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Paysage(s) en projet périurbain : cas de la ZAC des rives du Blosne à Chantepie

Mémoire 2025 Français

Résumé

Ce mémoire explore l’évolution des caractéristiques et des valeurs attribuées au paysage périurbain au fil des changements (d’acteurs, de législation et de désirs du paysage). Il prend pour cas d’étude la ZAC des Rives du Blosne à Chantepie, située dans ce qui semble être caractérisé comme un espace périurbain, il est donc question d’interroger sa composition. On commence par s’intéresser à la première phase du projet qui consiste en la projection et la réalisation des trois premiers quartiers du projet : « Chêne Roux », « Touche Annette » et « Neuf Journaux » entre 2002 et 2013. Pour démarrer cette analyse on s’intéresse au dossier de réalisation qui nous apporte plusieurs premières définitions caractérisant ce que devait être le paysage de la ZAC. Cela traduit une première polysémie du paysage. À la suite de cette analyse on questionne les toponymes des quartiers qui apportent un premier aperçu des représentations liées au projet. Ces représentations semblent alors s’attacher à des éléments passés, d’états antérieurs au projet, ce qui a première vue ne paraît pas être forcément représentatif de celui-ci. Le toponyme général « Rives du Blosne » décrit le ruisseau traversant le projet, impliquant une proximité avec celui-ci et résultant à un certain nombre d’aménagement caractérisant une forme d’identité du projet. Pour conclure cette première phase, on s’intéresse à la valorisation par la récompense des Victoires du Paysage de Val’hor en 2012, permettant d’attester à une certaine qualité paysagère dans le projet. L’analyse des éléments considérés comme paysage nous permet d’identifier certaines caractéristiques du d’un périurbain propre au projet. Finalement, dans cette première phase, les éléments de paysage décrits semblent être des composantes matérielles et naturelles, notamment des espaces verts, des aménagements en vue des inondations du Blosne et un bocage. Le paysage est souvent décrit au travers de simples perceptions visuelles avec une recherche d’image cohérente. Ensuite, on s’intéresse à la seconde phase du projet de 2017 à aujourd’hui et tout comme la première, on commence par analyser son dossier de présentation ainsi que les discours des acteurs qui interviennent sur le projet. On constate notamment une évolution des prises en compte d’un paysage au travers des notions de trames vertes et bleues issues de la Grenelle 2 de l’environnement. Aussi, on analyse les toponymes liés au projet dont le principal a changé en « Bocage Citadin ». Ce choix paraît étonnant lorsque le contexte temporel montre un intérêt grandissant aux enjeux environnementaux, dont celui des « Rives du Blosne » semblait adapté. Mais ce choix démontre d’une volonté de répondre à des questions de représentations et d’image auxquelles le nom du ruisseau était lié. En parallèle un passage sur les toponymes des lots de promoteurs montre une représentation d’un paysage encore une fois au travers de composantes matérielles mais aussi complètement décontextualisée. Finalement, l’analyse du dossier de participation au label écoquartier pour le nouveau quartier du Bocage Citadin met en évidence les éléments composants d’un paysage périurbain répondant à de nouveaux enjeux de durabilité. Cette seconde phase, faisant suite à un changement complet de municipalité et d’équipe d’acteurs du projet, montre une évolution de la caractérisation du paysage au travers des ambiances et des interactions. Cela démontre alors une approche plus intégrée qui reste toutefois limitée par des raccourcis sémantique et un attachement entre paysage et espaces verts.

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Guntzburger, A. (2025). Paysage(s) en projet périurbain : cas de la ZAC des rives du Blosne à Chantepie.

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