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Centre historique et urbanisation pericentrale et peripherique – Cas d’Ouled Djellal dans les Ziban

Thèse 2017 Français

Résumé

Cette thèse traite une problématique mettant en exergue les aspects relatifs à l'organisation hiérarchique des composantes urbaines de la ville d'Ouled Djellal. Il s’agit d'évaluer les relations liant le centre historique aux entités urbaines périphériques et péricentrales dans l'objectif de mettre en évidence les formes ségrégatives inhérentes non seulement à la spatialité mais aussi à la fonctionnalité de la ville. Un chapitre introductif, trois parties composées de neuf chapitres documentaires et analytiques, une conclusion générale et des recommandations, constituent la structure de la thèse. La première partie intitulée « Fondements théoriques et définition des concepts hypothétiques », consacrée à la recherche bibliographique, se développe en deux chapitres : Le 1er chapitre intitulé « Les concepts formels constituant la ville concrète, ou variables structurales » s'est intéressé à la forme physique de la ville à travers des notions abstraites rendant compte de sa dimension matérielle. En définissant des concepts se rapportant à la globalité de l’organisme urbain, nous avons fait usage de l’instrument de réduction morphologique et de la métaphore. Nous avons développé les notions spatiales selon plusieurs points de vue : géométrique, linguistique, biologique, sociologique, etc. dans le but de comprendre les tenants et les aboutissants des composantes matérielles. Par contre, le 2ème chapitre intitulé «Les concepts phénoménologiques affectant la ville ou variables conjoncturelles », s'est fixé comme objectif de mettre sous la lumière les concepts de nature circonstancielle susceptibles d’avoir affecté la morphologie urbaine. A travers l’objet d’observation théorique, il s’agit de comprendre la ségrégation spatiale et fonctionnelle, l’enclavement et la marginalisation des entités morphologiques urbaines, le dysfonctionnement urbain, la conception atomique de la ville et enfin le statut juridique de la propriété foncière. La deuxième partie intitulée « Etat de l’art, positionnement épistémologique et présentation du cas d’étude », située entre les concepts fondamentaux développés à partir de la problématique et la partie analytique traitant la ville concrète d’Ouled Djellal, se développe en trois chapitres. Le 3ème chapitre ayant pour titre « L’approche systémique : sa genèse, ses concepts et sa pratique" a présenté l’approche systémique sur le plan historique et conceptuel. La compréhension de cette approche a permis l’appréhension de la complexité de la ville considérée comme système. L’interprétation des concepts inhérents à cette dernière favorise la manipulation des notions de frontière, de relations internes et externes, de structure, afin de parvenir à représenter et modéliser la totalité complexe représentant l’organisme urbain. Le 4ème chapitre intitulé « Modèles d’analyse de la morphologie urbaine selon l’approche systémique" s'interroge sur cette approche globale, sur ses premiers précurseurs, sur l'étendue de son utilisation, sur son rapport avec l’approche typo-morphologique, sur sa relation avec la modélisation de la structure urbaine et sur sa quantification des phénomènes urbains tels que la ségrégation spatiale et fonctionnelle en utilisant l’approche d’agrégation complète propre à l’analyse multicritères (AMC). Le 5ème chapitre intitulé « Morphogenèse de la ville d’Ouled Djellal et données monographiques" essaye de représenter l’articulation organique entre la théorie fondée sur des concepts abstraits et l’observation empirique de l’objet à travers l’analyse de la ville d’Ouled Djellal. La formation historique, territoriale et urbaine de la ville ainsi que ses données monographiques récentes d’ordre structurel et fonctionnel ont été abordés. La troisième partie, intitulée « Ouled Djellal, une ville à ségrégation spatiale et fonctionnelle et à conception atomique urbaine », constitue l’analyse proprement dite de notre cas d’étude selon plusieurs approches et modèles analytiques. Elle est répartie en quatre chapitres qui ont eu la tâche de vérifier les deux hypothèses scientifiques formulées au début de cette recherche. Le 6ème chapitre, portant le titre de « Une véritable dichotomie spatiale et fonctionnelle entre le centre colonial et le noyau historique traditionnel », étant analytique, il a permis l’identification des deux entités morphologiques historiques reflétant deux modes de production urbaine contradictoires, ainsi que la démonstration de l’existence de la rupture spatiale et fonctionnelle comme produit du détachement de l’entité morphologique coloniale de l’entité morphologique historique. Le 7ème chapitre intitulé « La ségrégation spatiale et fonctionnelle urbaine : une permanence historique affectant la ville » a permis de démontrer que la ségrégation spatiale caractérisant la totalité de la ville d’Ouled Djellal se traduit en termes de ruptures physiques et morphologiques affectant la globalité du système urbain. L’existence de grandes disparités entre les quartiers en matière d’activité commerciale et d’équipements, comme produit de la ségrégation fonctionnelle affectant la ville, a été mise en exergue. Le 8ème chapitre intitulé « Ouled Djellal, une ville à noyau historique enclavé, marginalisé et à dysfonctionnement urbain affectant tous ses quartiers », a été consacré à la démonstration des variables conjoncturelles de la deuxième hypothèse, traduites en termes de noyau historique enclavé, marginalisé et de dysfonctionnement urbain affectant toute la ville. Le recours à l’analyse multicritères (AMC) comme modèle d’analyse de l’approche systémique a permis l’incursion dans la totalité de l’organisme urbain. Cette dernière a permis d’identifier le niveau hiérarchique de chaque district et par conséquent l'observation des zones de continuité ou de rupture hypothétiques sur des instruments graphiques. Le 9ème et dernier chapitre ayant pour titre « Le système urbain d’Ouled Djellal, l’œuvre de la conception atomique de la ville et du statut juridique de la propriété foncière » a tenté de démontrer les variables conjoncturelles traduites en termes de conception atomique de la ville et du statut juridique de la propriété foncière. Nous avons utilisé le modèle de hiérarchisation fonctionnelle rendant compte de l’analyse multicritères (AMC), en s’appuyant sur cinq critères fondamentaux : Equipements, Commerces et services, Eléments linéaires, Densité de population et le Statut juridique de la propriété foncière. Conclusion générale et recommandations En démontrant que la ville d’Ouled Djellal présente un noyau historique traditionnel marginalisé et enclavé sur les plans spatial et fonctionnel, nous avons démontré aussi le dysfonctionnement de la ville toute entière. La hiérarchisation a dégagé une absence totale de centralités secondaires et par conséquent la présence d’un dysfonctionnement urbain affectant la totalité du système urbain. Pour remédier à ce phénomène affectant l’armature spatiale, nous avons recommandé à l’échelle de la planification urbaine la promotion de la ville d’Ouled Djellal au sixième rang. Cette promotion lui permet de jouer un rôle polarisant assurant l’équilibre micro régional en participant à l’allégement du poids que supporte actuellement la ville de Biskra chef-lieu de Wilaya. En effet, les opérations attendues à l’échelle urbaine faisant promouvoir son armature spatiale du niveau 5 au niveau 6 feront générer des centralités secondaires structurant mieux la ville actuelle. Certains districts du noyau historique devraient acquérir une centralité intermédiaire. Certains districts de la périphérie nord-est ainsi que les districts de la périphérie sud-ouest devraient avoir aussi le niveau 4. La promotion projetée de ces districts appartenant à différentes localisations spatiales est en cohérence avec le principe de hiérarchisation structurelle. A l’échelle de l’armature spatiale construite sur deux variables structurelles, nous avons préconisé une structure polycentrique hiérarchisée. Cette dernière devrait contenir une centralité spatiale maximale de niveau 5, formée par le centre colonial et son environnement immédiat et trois centralités secondaires de niveau 4 : La première centralité secondaire au niveau de la partie nord-est de la ville, correspondant à la zone de croissance urbaine de la fin de l’époque coloniale, apparue en détachement du noyau colonial et du noyau historique traditionnel. La deuxième centralité secondaire au niveau de la partie sud-ouest de la ville, apparue dans les mêmes conditions historiques et spatiales que la première. La troisième centralité secondaire au niveau du noyau historique traditionnel, autour de l’axe centralisant commercial. Entre ces quatre centralités devront exister des espaces péricentraux de niveau 2 et 3, n’appartenant ni au centre ni à la périphérie, ayant constitué auparavant les zones de ruptures spatiales sillonnées par les cours d’eau. Les districts de niveau 1, trouveront leur place dans l’espace périphérique de la ville. C’est dans le cadre de cette approche systémique de l’espace anthropisé global que ce schéma pourrait être en cohérence avec le modèle christallien propre à la structure urbaine territoriale ainsi qu’avec le modèle canniggien rendant compte de l’échelle intra urbaine.

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Hassaine, S. (2017). Centre historique et urbanisation pericentrale et peripherique – Cas d’Ouled Djellal dans les Ziban.

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