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Études phytochimiques de plantes médicinales djiboutiennes à effets antimicrobiens et anticancéreux

Thèse 2018 Français

Résumé

Ce travail a porté sur la bio-analyse de plantes médicinales Djiboutiennes. Ces dernières ont été sélectionnées sur des critères ethnobotaniques appliqués sur les plantes utilisées traditionnellement contre les infections microbiennes. Cette sélection a retenu six plantes qui ont ensuite subi un screening antibactérien et anti oxydant. Les résultats de ce screening ont conduit à étudier trois plantes: Acacia seyal, Indigofera caerulea et Cymbopogon commutatus. La recherche des composés de l’Acacia seyal est effectuée au moyen d’un bio-guidage. Deux extraits, aqueux et méthanolique, de l’écorce de cette plante sont évalués pour leur activité antibactérienne. Quatre composés sont isolés et caractérisés (épicatéchine, catéchine, catéchine digallique et β-sitostérol) et testés pour leurs activités. Par ailleurs quatre extraits (hexanique, acétonique, méthanolique et aqueux) du fruit d’Indigofera caerulea ont été testés pour leurs activités antibactérienne et anti oxydante. Les extraits hexanique et méthanolique sont les plus actifs. Six composés sont isolés de ces extraits (méthyl gallate, acide gallique, rutine, isoquercétine, kaempférol-3- rutinoside et β-sitostérol). Le méthyl gallate inhibe staphylococcus aureus avec une CMI de 64 µg/ mL. Enfin l’activité de l’huile essentielle de Cymbopogon commutatus est testée sur sept souches bactériennes, deux souches fongiques et onze types de cellules cancéreuses. Sur ces dernières, elle présente une forte cytotoxicité avec des IC50 allant de 0,05 µg/mL sur PC3 et HCT116 (cellules cancéreuses de la prostate et colorectales) et à 0,67 µg/mL sur NCI-N87 (cellule cancéreuse gastrique). De façon surprenante, une activité antibactérienne moyenne est observée. L’analyse GCMS de la partie solubilisée dans le milieu de culture a montré que seuls les composés hydrophiles étaient présents. La formulation d’une micro émulsion a été mise au point et les IC50 ont diminué jusqu’à une centaine de fois. Nous avons montré que cette huile essentielle renferme plus de 73,9 % de pipéritone (monoterpène). En conclusion, ces trois plantes ont montré des activités antimicrobiennes, et les travaux confirment leurs utilisations traditionnelles. En plus, nous avons montré qu’elles possèdent d’autres activités biologiques (anti oxydante et anti cancéreuse). Ces résultats devront contribuer à la mise en place d’une pharmacopée traditionnelle et à des formulations de ‘médicaments traditionnels améliorés’ (MTA)

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Fourreh, A. (2018). Études phytochimiques de plantes médicinales djiboutiennes à effets antimicrobiens et anticancéreux.

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