ETUDE ET MODELISATION DE LA PRODUCTIVITE DES SYSTEMES DE CULTURE BASES SUR LE SEMIS DIRECT SOUS COUVERT VEGETAL DANS LA SAVANE DU SUD-OUEST DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, « CAS DE MVUAZI »
Résumé
En agriculture de conservation, le système de semis direct sous couvert végétal mort ou vif (SCV), qui est une nouvelle approche de l’agriculture qui s’inspire de l’écosystème forestier, assure une bonne productivité des surfaces cultivées et donne beaucoup d’avantages dans la gestion du sol. Cette thèse se propose d’accroître les connaissances scientifiques sur le fonctionnement des systèmes de culture d’association et de rotation dans un sol non travaillé, des cultures de rente prise en compte qui sont le maïs comme céréale ainsi que le niébé et le soja comme légumineuses en zone tropicale dans la savane du sud-ouest de la RD Congo, précisément à l’INERA/Mvuazi. Le travail repose sur une série d’expérimentations sur les SCV proposant de nouveaux systèmes de culture pouvant répondre à une triple attente : la productivité agricole, la rentabilité économique et le respect de l’environnement. Nos résultats ont confirmé l’intérêt de ces systèmes pour améliorer le rendement des cultures de maïs en association et en rotation avec des légumineuses sur la base des principes de fonctionnement des SCV par la détermination de la combinaison optimisant la production en grains et la biomasse totale du système. Les rendements élevés de chaque culture enregistrée au cours de cette étude ont occasionné des bénéfices importants en augmentant leurs ratios que se soit en culture d’association ou en rotation. Grâce aux indices de compatibilité, une sélection plus avancée des variétés est possible, afin d’identifier les variétés compatibles au système de culture intercalaire et qui sont observés comme les plus rentables. La valeur économique d’une association est plus élevée par rapport à la monoculture du fait que les légumineuses sont plus chères sur le marché, permettant à l’association maïs-légumineuse d'atteindre un niveau de productivité plus élevé par rapport à la monoculture. Ce travail a aussi contribué au développement d’outils méthodologiques pour étudier le fonctionnement des associations par les rapports des approches mathématiques ou modèles simulant la plantation pour la culture d’association céréale-légumineuse. Montrant ainsi que la compétition qui existe dans la culture mixte pourrait être l'aspect principal affectant le rendement par rapport à l'implantation des monocultures des céréales. La modification de l’arrangement spatial du système de culture d’association en intercalaire vers l’association en bande a permis de réduire la perte de rendement qui était de 78,06% pour l’association en intercalaire à 43,59% pour l’association en bande. Cela démontre que la meilleure combinaison d’espacement des lignes et de densité pour les légumineuses correspond à un indice de surface foliaire (LAI) qui intercepte au moins 95% du rayonnement actif du point de vue de la photosynthèse au début de la phase de remplissage des graines.
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