Croissance inclusive, pauvreté monétaire et inclusion financière dans les pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)
Résumé
L’objectif général de cette thèse est d’analyser les liens entre la croissance inclusive, la pauvreté monétaire et l’inclusion financière dans la zone UEMOA. Il s’agira, de façon spécifique, en premier lieu de déterminer une mesure de la croissance inclusive fondé sur plusieurs indicateurs, en deuxième lieu, déterminer les effets non-linéaire de la croissance économique sur la pauvreté monétaire et en dernier lieu, évaluer les effets de court et de long terme de l’inclusion financière sur la croissance inclusive. Pour ce faire, plusieurs méthodologies sont utilisées à savoir la méthode statistique d’agrégation en l’occurrence l’analyse en composante principale (ACP), dans le but d’évaluer la croissance inclusive, le modèle à effet de seuil avec transition lisse (PSTR, Panel Smooth Transition Regression) de Gonzalez et al. (2005) pour analyser la relation non-linéaire entre la croissance économique et la pauvreté monétaire, et les modèles Autorégressif à Retards Echelonnés (ARDL) de Pesaran (1999) pour déterminer les effets de court et de long terme de l’inclusion financière sur la croissance inclusive et enfin, le modèle de panel dynamique à effet de seuil et à correction d’erreurs de Kremer et al. (2013) pour évaluer l’effet seuil de l’inclusion financière sur la croissance inclusive. En se basant sur les pays de la zone de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) excepté la Guinée Bissau à cause de l’indisponibilité des données, cette thèse couvre la période 2000-2019. Les résultats de cette recherche ont montré d’abord, que les variables accès à l’eau potable, accès à l’électricité, assainissement, dépenses publiques en éducation, la santé, le taux d’emploi et émissions de CO2 contribuent le plus à l’indice de croissance inclusive. Par ailleurs, les résultats montrent que le Sénégal et la Côte d’Ivoire enregistrent les indices de croissance inclusive les plus élevés ; tandis que le Bénin, le Mali et le Togo ont connu des indices de croissance inclusive moyens et les indices les plus faibles sont enregistrés par le Burkina Faso et le Niger. Qu’ensuite, un taux optimal de croissance économique de 8,28% permet de réduire la pauvreté monétaire de 1,15 points de pourcentage par an, si la pauvreté est mesurée par son incidence. Enfin, les résultats révèlent l’existence d’une causalité unidirectionnelle qui va de l’inclusion financière vers la croissance inclusive. En outre, un effet positif sur le long terme et négatif sur le court terme de l’inclusion financière sur la croissance inclusive sont révélés par nos résultats. Ces derniers montrent aussi que le seuil optimal de l’inclusion financière qui permet d’améliorer la croissance inclusive, dans la zone UEMOA, est de 0,47.
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