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Etude des manifestations bucco-dentaires de la maladie coeliaque dans un recrutement d’enfants et d’adolescents de l’Ouest Algérien : intérêt dans le diagnostic de la maladie coeliaque.

Thèse 2019 Français

Résumé

Introduction La maladie coeliaque (MC) est une entéropathie de nature inflammatoire qui peut avoir des manifestations digestives typiques et des manifestations extra-digestives. Les manifestations buccales de la MC font partie des signes extra-digestifs de la maladie et peuvent être à elles seules inaugurales de celle-ci. L’objectif de notre étude est d’étudier la survenue de ces manifestations bucco-dentaires liées à l’intolérance au gluten et leur distribution au sein de notre population de malades coeliaques. Patients et Méthodes : Il s’agit d’une étude épidémiologique comparative de type prospectif, réalisée au service de Pathologie et Chirurgie Buccales au cours d’une période allant de Juin 2014 à Décembre 2018 portant sur un échantillon de 108 malades coeliaques comparés à un groupe de 118 individus non coeliaques composés des apparentés du premier degré de ces malades coeliaques. Résultats et Discussion : Dans notre étude nous avons remarqué une prédominance du sexe masculin avec 51% contre 49% pour le sexe masculin. Nos résultats sont superposables à l’étude égyptienne d’EL HODHOD qui retrouve 51 ,4 % de sexe masculin contre 48,5 de sexe masculin. L’évaluation du statut bucco-dentaire nous a conduit à constater que l’hygiène bucco-dentaire est meilleure parmi les non coeliaques par rapport aux coeliaques. Un autre critère notable dans notre étude est le pourcentage élevé de malades coeliaques avec des malpositions dentaires qui représentent 66,7% contre 33,3% dans le groupe opposé. Les auteurs impliquent le retard staturo-pondéral qui entraine une cascade de troubles hormonaux se répercutant sur la croissance et l’éruption des dents. Concernant la structure dentaire nous avons remarqué la présence de dépôts noirâtres appellés black stains sur la surface dentaire chez 68,3% des malades contre 31,7% parmi les non malades. Ce critère a été identifié par des études récentes notamment celle de Majorana en 2009 qui retrouve ces dépôts chez 36% des malades coeliaques. Cette anomalie a été rattachée à un éventuel déséquilibre de la flore bactérienne orale. Pour ce qui est des anomalies de l’émail des dents, elle ont été retrouvées dans 75% des malades contre 25% parmi les non malades (P≤10-3) ce qui se rapproche des résultats de Aine en 1986 qui retrouve 96% parmi les coeliaques contre 26% dans le groupe contrôle. Quant à la distribution de ces anomalies en fonction de la classification de Aine, nous constatons que les défauts les plus sévères (grade III et VI) sont retrouvés plus dans le groupe coeliaque (7malades) que dans le groupe non malade (3sujets). Comparée aux résultats de Hastaliginin en 2009, la sévérité de ces anomalies est plus marquée dans notre échantillon. L’étude des récurrences d’aphtes montre que 8,3% des malades ont plus de 2 poussée d’ABR contre 0,8% parmi le apparentés. Ces résultats concordent avec ceux de Majorana et al. Conclusion : L’existence des manifestations bucco-dentaire dans la maladie coeliaque ne constitue plus aucun doute. Leur importance et leur valeur prédictive doit faire l’objet d’attention particulière parmi les pédiatres et odontologistes pédiatriques car elles pourraient constituer un outil de dépistage et de diagnostic précoce de la maladie coeliaque.

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Benaouf, S. (2019). Etude des manifestations bucco-dentaires de la maladie coeliaque dans un recrutement d’enfants et d’adolescents de l’Ouest Algérien : intérêt dans le diagnostic de la maladie coeliaque..

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