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DU RESPECT DES DROITS DU NOURRISSON PENDANT LA VIE CARCERALE DE SA MERE AU BURUNDI: CAS DES PRISONS CENTRALES DE MPIMBA ET NGOZI-FEMME

Thèse 2020 Français

Résumé

La femme enceinte, allaitante ou accompagnée d’enfants de moins de trois ans qui enfreint à laloi pénale, si son acte et/ou fait n’est pas couvert dans le « dark number » peut se retrouver enprison malgré son état de santé. Ceci l’emporte aux droits de l’enfant se trouvant dans cettetranche d’âge mais son intérêt supérieur permet à cet enfant de rester avec sa mère en prison.Cet intérêt supérieur de l’enfant exige que celui-ci, bien que libre, soit gardé en prison à côtéde sa mère. L‘hébergement en prison est motivé, en tout et partout par son intérêt supérieur. Ilpeut sortir de la prison et entrer comme il le souhaite, accompagné des agents du service socialde la prison.Le suivi pré et post natal doit être assuré en prison comme le bénéficient d’autres fœtus àl’extérieur des prisons. Les responsables des établissements pénitentiaires doivent veiller à ceque les naissances aient lieu dans les hôpitaux. La santé de ces enfants comme celle desnourrissons est assuré par les centres de santé institués dans les prisons centrales et sont référés,en cas de besoin dans les hôpitaux proches des prisons.L’alimentation, achetée sur budget de subvention de l‘Etat (toujours haricot et farine de maïsou manioc), ne répondant aux exigences de la santé de ces nourrissons, il est requis dessuppléments en provenance des ONGs. C’est comme l’hygiène. Sa satisfaction est assurée parun savon donné par mois par enfant sur la ligne budgétaire, auquel « terres des hommes » ajoutel’huile de beauté et des habits. S’agissant du droit au nom et à a nationalité, l’enfant qui nait enprison en jouit avec interdiction de mentionner qu’il est né en prison. Dans le maintien de sonintérêt supérieur, à l’âge de 3ans, l’enfant est accueilli dans la famille d’origine et, à défaut,dans les centres d’accueil, tout en gardant le lien mère-enfant par le droit de visite. Dans ce,l’éducation de l’enfant au préscolaire doit faire objet d’un but à atteindre pour l’enfant.Lors de notre visite, nous avons remarqué qu’à la prison centrale de Ngozi, l’accouchement s’yfait et le pire est qu’il est souvent assisté par un prisonnier (homme) qui répond aux alertes desfemmes enceintes à défaut de l’assistance par les services de l’hôpital. L’alimentation est troploin inadéquate à la vie de la femme enceinte et des enfants vivant avec leur mère. Le budgetde l’Etat ne prévoit pas l’accoutrement de ces enfants. Dans la plupart des prisons comme c’estle cas à Mpimba, il n’y a pas de crèche, pas d’installation pour les jeux des enfants et ceci estde nature à entraver le développement psycho-intellectuel des enfants nés ou accompagnant Page 6 vileurs mères en prison. Dans d’autres comme à Ngozi-femme, toutes les femmes dormentensembles.Les témoignages des prisonnières font état que l’accord de la part des autorités de la prisoncentrale de Mpimba n’est pas automatique pour aller faire soigner les enfants dans des hôpitauxchez les spécialistes pédiatres.L’autre point à signaler est que toutes les femmes sont condamnées aux peines privatives deliberté sans considérations de la gravité de l’infraction commise. Pourtant, pour la catégorie defemmes enceintes ou accompagnées d’enfants à bas âge, le mieux, dans la sauvegarde del’intérêt supérieur de l’enfant, serait de songer à ne condamner à ces peines qu’en cas d’extrêmenécessité c'est-à-dire en cas de crime et non pas même pour les délits.

Citer ce document

Sindayigaya, I. (2020). DU RESPECT DES DROITS DU NOURRISSON PENDANT LA VIE CARCERALE DE SA MERE AU BURUNDI: CAS DES PRISONS CENTRALES DE MPIMBA ET NGOZI-FEMME.

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