Les rationalités de l’Etat dans l’organisation de la sécurité collective face au conflit armé interne internationalisé : Analyse à partir de l’intervention de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de l’Union africaine (UA) dans la crise en République Centrafricaine (RCA) de 1960 à 2020
Résumé
Cette étude porte sur l’organisation comprise à la fois comme processus et structure de sécurité collective, à partir des rationalités en oeuvre par les actions des Etats, au sein des institutions intergouvernementales en charge des questions de sécurité. En s'intérrogeant sur la manière par laquelle la sécurité collective se construit à travers les perceptions que se font les acteurs étatiques pendant un conflit armé interne internationalisé, il s’agit précisément de chercher à savoir comment les Etats de la sous-région d’Afrique centrale par le jeu interactif perceptif et décisionnel, organisent leur sécurité collective dans le cadre de l’UA et la CEEAC, face à la crise sécuritaire en République Centrafricaine. En adoptant un démarche éclectique, mais axée autour du constructivisme réflexif, l'étude examine d'abord les déterminants des rationalités étatiques dans l’organisation de la sécurité collective, en s'intéressant au poids de l’environnement international et la régionalisation de l’insécurité à partir de la crise en République Centrafricaine et en montrant que la politique étrangère des Etats en Afrique centrale est fonction des perceptions qu’ils ont d’eux-mêmes, de l’environnement international et des menaces sous-régionales. Ensuite, elle analyse les contraintes des rationalités étatiques dans l’organisation de la sécurité collective en Afrique centrale, au rang desquelles les contraintes logistiques, financières et décisionnelles. Enfin, l'étude se demande si c’est l’« infrastructure » qui conditionne la « superstructure » dans la gestion des opérations de maintien de la paix en Afrique centrale, l'étude démontre à ce niveau que la logique capacitaire influence lourdement le processus décisionnel par le biais des « stratégies d’extraversion ». Ainsi, l'étude soutien que la prise de décision et l’organisation-mobilisation des Etats africains dans la construction de leur « sécurité collective », lors d’un conflit armé interne internationalisé, sont improvisées et plus dépendantes des logiques capacitaires que rationnelles ; d’où leurs difficultés à travers l’UA et la CEEAC, à résoudre la crise en RCA.
Citer ce document
Accès au document
Voir sur le dépôt sourceCe document est hébergé sur son dépôt institutionnel d'origine.
Auteur(s)
Statistiques
Consultations : 4
Téléchargements : 0