Économie et architecture : l'impact du système économique sur la production architecturale occidentale et son allégorie bruxelloise
Résumé
Notre société occidentale est régie par un système économique : le capitalisme. De manière directe ou indirecte il est présent dans beaucoup d’aspects de la vie des occidentaux. Il est ainsi important de questionner son impact sur l’architecture et l’urbanisme, paysage quotidien de chacun d’entre nous. Depuis ses origines, même si indéfinies et discutées, le capitalisme évolue et impacte l’architecture à mesure de ses changements qui s’y traduisent spatialement. L'objet de ce mémoire est de comprendre comment cela prend place et se produit. Dans un premier temps, nous nous intéresserons à l'architecture comme allégorie économique. De l’usine, symbole de l’efficacité industrielle et du travail à la chaîne, aux galeries commerciales et passages couverts qui accompagnent l’émergence de la bourgeoisie et d'une société de consommation, l'architecture exprime des phénomènes économiques et sociaux profonds. Les grands magasins, les gratte-ciel ou encore le Centre Georges Pompidou illustrent tour à tour les étapes de la transformation de nos sociétés vers la tertiarisation et l’abondance. Ces édifices incarnent les dynamiques de production, d'échange et de consommation propres à chaque époque. Dans un second temps, nous analyserons la manière dont Bruxelles, souvent considérée comme un laboratoire urbain, a incarné ces transformations à travers des phénomènes tels que la « Bruxellisation ». Ce terme, synonyme de tertiarisation et de monofonctionnalité urbaine, illustre les impacts du néolibéralisme et de l’accumulation par dépossession sur le tissu urbain.
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