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Analyse intégrée des déterminants d’un modèle aquaponique low-tech dans une perspective de durabilité alimentaire en milieu urbain congolais

Thèse 2025 Français

Résumé

La présente étude évalue les déterminants techniques, économiques, sociaux et environnementaux de l’aquaponie, un système agricole durable combinant l’aquaculture en recirculation et la culture hors-sol des plantes, afin d’explorer les possibilités de son développement en milieu urbain de la République Démocratique du Congo. Elle s’est appuyée sur la revue documentaire, les expérimentations agronomiques et l’analyse économique. Les résultats obtenus ont mis en évidence plusieurs atouts favorables au développement de l’aquaponie (espèces piscicoles et végétale adaptées, climats favorables, existence des produits et sous-produits agricoles, etc.) et aussi des contraintes majeures, quoique surmontables (insuffisance d’encadrement technique, le manque des moyens financiers et l’absence de politique agricole). Les essais de production ont révélé l’inefficacité des poissons comme source fiable d’ammoniaque pour le cyclage de l’azote. Les aliments locaux à base de Chaya (Cnidoscolus aconitifolus) ont entraîné une croissance inférieure de 45,72 % par rapport à l’aliment commercial. La densité de poissons a significativement influencé la productivité des plantes, avec des rendements supérieurs obtenus à 9–12 kg/m³ comparés aux faibles densités (3 6 kg/m³). La fréquence de nourrissage (1 à 3 fois/jour) n’a pas eu d’impact significatif sur la productivité végétale. En revanche, la densité de poissons et la fréquence de nourrissage ont eu des effets significatifs sur le rendement des poissons dont le plus élevé (51,1±6,9 kg/m3/an) a été obtenu à une densité de 10 kg/m³ et une alimentation à trois fréquences par jour. La coculture de Tilapia du Nil et Poisson-chat africain n’a pas influencé la qualité de l’eau, la croissance des poissons ou la productivité végétale. La qualité nutritionnelle des poissons n’a pas été affectée, et aucune contamination aux métaux lourds n’a été détectée dans la chair des poissons renforçant la sécurité sanitaire des produits. Par contre, l’analyse économique a révélé une marge bénéficiaire négative de plus de -80 %, avec des revenus de 33,58 à 42,29 USD pour des coûts allant de 188,98 à 198,19 USD. Malgré cette faible rentabilité, l’aquaponie reste une voie prometteuse pour renforcer la sécurité alimentaire urbaine en RDC, sous réserve d’optimisations techniques et de soutien institutionnel accru.

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Fidji, J. (2025). Analyse intégrée des déterminants d’un modèle aquaponique low-tech dans une perspective de durabilité alimentaire en milieu urbain congolais.

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