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Evaluation de la politique étrangère du Cameroun à partir des modélisations et de l'analyse du discours (1982-2002)

Thèse 2021 Français

Résumé

Comment évaluer de façon systématique la politique étrangère d’un Etat comme le Cameroun ? La littérature sur la diplomatie et celle sur l’analyse de la politique étrangère s'accordent aussi bien sur l’appartenance de cette dernière au cercle des politiques publiques, que sur la difficulté qu’il y a à l’évaluer. Les auteurs fondent leurs points de vue en la matière sur la particularité de ladite politique, entre autres, sa grande réactivité à la conjoncture internationale et sa permanence temporelle. Aussi, la question de l’échéance et des critères de l’évaluation de la politique étrangère est-elle demeurée un problème à résoudre. Le présent travail se propose de démêler l’écheveau de la possibilité ou non d’une évaluation (systématique) de la politique étrangère, à partir de l’exemple du Cameroun. Il détermine, dans une perspective complexe, les critères ou modalités d’évaluabilité, dont, entre autres, celui de partir non pas d’une organisation lourde et plurielle telle qu’un ministère, mais d’un rôle institutionnel monolithique et complet à l’instar de celui de président de la République, chef d’Etat. Il procède par l’exploitation d’un corpus de discours archivés sur vingt ans et l’adoption de la démarche de modélisation graphique et de la cartographie, le tout dans une approche hypothético-inductive propre à la sociologie des Relations internationales. Le modèle d’évaluation ainsi établit permet de constater que sur les vingt ans examinés, la politique étrangère camerounaise appréhendée à partir du discours diplomatique a eu : 1) une perspective géodiplomatique occidentale élevée, avec fort ancrage en Europe de l’Ouest et en France ; 2) une perspective géodiplomatique africaine relativement moyenne, limitée au Nigéria (diplomatie bilatérale) au Gabon et à l’Ethiopie (diplomatie multilatérale) ; 3) une perspective géodiplomatique asiatique faible, limitée à la diplomatie bilatérale et à la Chine. Par ailleurs, sur la période considérée, l’Amérique Centrale et du Sud, l’Asie du Sud-Est, l’Océanie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont demeurées des zones grises diplomatiques, et donc des zones de moindre intérêt pour la politique étrangère camerounaise. L’Afrique culturelle reste en outre négligée, alors que la diplomatie camerounaise sur ladite période a oscillé entre modernité (réalisme classique et libéralisme institutionnel) et postmodernité théoriques (constructivisme critique et néomarxisme).

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Nyonka'a, J. (2021). Evaluation de la politique étrangère du Cameroun à partir des modélisations et de l'analyse du discours (1982-2002).

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