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Influence du régime hydrique et de la portion du semenceau sur les réponses morphologiques et physiologiques de deux morphotypes d'igname cultivés au Burkina Faso

Thèse 2020 Français

Résumé

L’igname est l’une des principales plantes-racines cultivées en Afrique Subsaharienne. Cependant, sa production est limitée essentiellement par des contraintes climatiques récurrentes. Les températures de plus en plus élevées ainsi que la mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies accentuent l’aridité des sols qui perturbent considérablement le développement voire la production de l’igname. L’objectif général de cette étude est de contribuer à une connaissance des mécanismes d’adaptation mis en œuvre pour une utilisation rationnelle de l’eau et de l’effet de la portion du semenceau sur la réponse morphophysiologique de deux morphotypes d’igname cultivés au Burkina Faso que sont le « nyù » et le « waogo ». Les essais sont conduits pendant la saison de pluie (juin à septembre) et en saison sèche (mars à juin) afin de : (i) déterminer l’effet du régime hydrique sur les réponses morphophysiologiques des deux morphotypes d’igname ; (ii) évaluer la variation des réponses morphophysiologiques des deux morphotypes en condition optimale et de déficit hydrique et ; (iii) comparer les paramètres de croissance et la transpiration des deux morphotypes sous différentes conditions de demande atmosphérique. Pour ce faire, les deux morphotypes (« nyù » et « waogo ») ont été évalués en pot. Les plantes des ces morphotypes ont été soumises à trois régimes hydriques et au stress thermique causé la variation des saisons et leurs réponses morphologiques et physiologiques ont été évaluées. Cette étude révèle que les plantes issues des semenceaux provenant de la portion apicale du tubercule ont des réponses morphologiques et physiologiques satisfaisantes en situation de déficit hydrique à travers les saisons. Les résultats de cette étude révèlent que le morphotype « nyù » utilise moins d'eau que le « waogo » aussi bien en saison de pluies qu’en saison sèche chaude. Aussi, la transpiration du « waogo » est plus sensible au déficit hydrique que celle du « nyù ». En conditions de déficit hydrique, le « waogo » utilise plus d’eau que le « nyù » du fait de son faible contrôle stomatique. Ce qui conduit à une fermeture tardive des stomates en situation de forte demande évaporative. L’effet combiné du déficit hydrique et du stress thermique ont significativement réduit les paramètres de croissance des plantes. Le « nyù » qui s’était révélé tolérant au déficit hydrique a eu un taux de transpiration (TT) faible et stable et une surface foliaire plus grande à travers les saisons. En situation de stress hydrique progressif, le « nyù » a montré sa capacité d’utilisation efficace de la ressource en eau dans la durée par la conservation de son niveau de transpiration en saison sèche chaude. Le « waogo » plus sensible au déficit hydrique a eu une biomasse racinaire plus importante à travers les saisons. Ces résultats indiquent que les mécanismes d'adaptation au déficit hydrique du « nyù » et du « waogo » sont différents. Le « nyù » par sa capacité à restreindre sa transpiration en réponse à l’augmentation du déficit de pression de vapeur (DPV) serait apte à la culture dans les zones semi-arides voire arides tandis que le « waogo » est indiqué pour les zones de bonne disponibilité d’eau et faible demande évaporative.

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Dondasse, E. (2020). Influence du régime hydrique et de la portion du semenceau sur les réponses morphologiques et physiologiques de deux morphotypes d'igname cultivés au Burkina Faso.

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