ETUDE DE LA RELATION SOLIDITE BANCAIRE ET RÉFORME REGLEMENTAIRE DU CAPITAL DES BANQUES DE L’UMOA : L’ENJEU DU PORTEFEUILLE DE CREANCES
Résumé
Cette thèse contribue à la littérature sur le secteur bancaire de l’UMOA, notamment le volet concernant sa solidité. Dans les analyses, nous avons fait ressortir les paradoxes sur la solidité à travers les controverses relatives à la réglementation du capital et ses conséquences sur le portefeuille de créances. Le contexte de notre recherche est marqué par la transposition aux nouvelles règles prudentielles, inspirées de Bâle 2 et Bâle 3. Sa particularité réside non seulement dans le choix de connaître la santé financière des banques de l’UMOA au cours de la mise en œuvre du dispositif prudentiel N° 2000/01/RB du 1er janvier 2000, mais aussi dans le fait qu’elle s’intéresse à l’apport individuel de chaque banque au score de la solidité. En effet, nous avons montré les effets perçus et simultanés du portefeuille de créances et du degré de capitalisation sur la solidité. Cela avait été très peu utilisé par les recherches sur la résilience du secteur bancaire de l’UMOA, d’autant plus que les études antérieures se focalisaient sur une considération intrinsèque de l’un, sans une simultanéité avec d’autres leviers (comme par exemple le degré de capitalisation, le degré de concentration bancaire). Ainsi, nous modélisons de façon empirique les données relatives à soixante-neuf (69) banques provenant des huit (08) pays de l’UMOA pour cerner la problématique de la thèse. Les résultats y relatives sont intéressants et ont permis de capturer l’apport individuel des banques de l’échantillon à la solidité approximée. Cette démarche est aussi novatrice en ce sens que les études antérieures dans le secteur bancaire se sont intéressées aux données agrégées sans pour autant mettre un accent particulier aux banques prises individuellement. Par ailleurs, nous avons mené une réflexion sur la solidité des groupes bancaires issus d’une extraction des données de l’échantillon initial pour apprécier la solidité de trente-trois (33) banques filiales dans le cadre d’une analyse TBTF. Nous avons présenté les arguments conduisant à la pertinence du capital dans la solidité et ceux évoquant la solidité découplée du seul capital en mettant l’accent sur le rôle du manager dans l’application des règles prudentielles. Les différentes théories appelées dans le cadre des travaux (asymétrie informationnelle, théorie d’agence, théorie du signal) concourent à la protection des parties prenantes (épargnants, actionnaires) pour l’atteinte des objectifs de pérennisation de l’intermédiation financière dans un environnement règlementé aux standards internationaux. Nous avons pu vérifier les hypothèses relatives au capital et aux créances. Au regard des analyses menées, le secteur bancaire était bel et bien solide lors de la transposition aux nouvelles normes prudentielles (Bâle 2 et Bâle 3).
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